Présentation

Présentation
Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog consacré aux chiens et aux chats !
Les 2 animaux de compagnie préférés des français (pour la plupart !)
Il y aura des photos, des explications sur leur façon de vivre, des videos etc etc...
Alors je vous souhaite une bonne visite en compagnie de nos amis à 4 pattes ;-) !

Page 1
(ici)-> présentation
1-> Les origines du chat
2-> Les origines du chien
3-> Entre chiens et loups
4-> Le chat et l'histoire

Page 2
5-> Comportement et Ethologie du chat

# Posté le samedi 31 mai 2008 07:26

Modifié le dimanche 01 juin 2008 05:56

Les origines du chat

Les origines du chat
Les Miacidés, qui vivaient au début de l'ère tertiaire, voici quelques 50 millions d'années, sont considérés comme les ancêtres communs aux chats et aux chiens.
Puis l'oligocène, de 37 à 25 millions d'années avant notre ère, vit apparaître le premier félin, Proailurus, à l'origine du chat et de tous les félidés actuels.
Ensuite au Miocène, entre 25 et 7 millions d'années, Les Proailurus firent place aux Pseudaelurus qui émigrèrent de l'Eurasie à l'Afrique, puis vers l'Amérique du Nord et se diversifièrent. Apparurent ainsi les Machairodus et leurs cousins les Smilodons.
Ces derniers, carnivores aux dents en forme de sabre, ont donné les Félidés modernes.

A partir de 5 millions d'années avant notre ère, les Félidés se sont divisés en 2 familles distinctes : Les Félinés (Petits félins) et les Panthérinés (Grands félins).
Apparues en Asie, ces 2 familles se sont ensuite disséminées un peu partout dans le monde, sauf en Australie et à Madagascar. Vivaient donc alors en Europe des Panthères et des Lions, différents des espèces modernes, un Guépard géant et un petit félin, le Lynx d'Issoire, ancêtre du Lynx boréal.
C'est en Italie, dans un gisement datant d'1,8 millions d'années, que l'on retrouve les premières traces de Felis Silvestris, notre chat sauvage actuel, descendant du Felis Lunensis.

L'hypothèse la plus communément admise veut que le chat domestique soit issu de la même espèce que le chat sauvage, au travers de croisements issus du Chat des forêts d'Europe (Felis Silvestris), du Chat ganté d'Afrique (Felis Libyca) et du Chat orné d'Inde (Félis Ornata).
C'est d'ailleurs cette dernière variété qui est considérée comme la plus proche de notre chat domestique (Felis Cattus).
Domestiqué depuis longtemps en Egypte, où il était déifié, entre autres, sous les traits de la déesse Bastet, Félis Ornata fût croisé avec Felis Libyca.
Le produit, ramené en Europe par les grecs et les romains, se croisa à son tour avec Felis Silvestris.

C'est de ces croisements, et des mutations dues à l'acclimatation ou à la sélection, que sont nées les différentes races que nous connaissons aujourd'hui.

# Posté le samedi 31 mai 2008 13:20

Modifié le dimanche 01 juin 2008 05:23

Les origines du chien

Les origines du chien
Les premiers mammifères apparurent il y a 200 millions d'années. Ils se nourrissaient d'herbe et peuplèrent la plus grande partie du globe.
La diversification des espèces donna naissance, il y a 100 millions d'années, aux Créodontes qui, eux, se nourrirent de viande. Ce furent les premiers carnassiers.
Les Créodontes évoluèrent à leur tour et, 50 millions d'années avant notre ère, ils laissèrent la place aux Miacidés, petits carnivores de la taille et de l'apparence de la belette. Ils colonisèrent l'Amérique du Nord puis l'Eurasie qu'ils gagnèrent par le détroit de Béring, non encore immergé à l'époque. C'était il y a 35 millions d'années.
Pendant les 25 millions d'années suivantes cette famille de carnivores prit racine dans différentes régions, évoluant en fonction des climats, des terrains et des gibiers différents auxquels il durent s'adapter. Les Miacidés devinrent Cynodictis, puis Hesperocyon et Tomarctus.

Il y a 10 millions d'années, les individus retournés en Amérique du Nord, au hasard de leurs migrations, s'y fixèrent. Apparût alors le Canis Lépophagus, que l'on peut considérer comme l'ancêtre du Canidé moderne. A son tour, ce dernier repassa le détroit de Béring.
En Amérique du Nord ses descendants seront le Chacal et le Loup Américain.
En Eurasie le Canis Lupus Chanco et le Canis Lupus Pallipes. Ce dernier est à l'origine des Chiens dits primitifs, car leur domestication n'a jamais été réussie et leurs caractéristiques sont restées très proches du stade initial, comme par exemple le Dingo Australien, apparu il y a 12 à 13.000 ans.

En Europe le Canis Cipio engendrera le Coyote et le Canis Etruscus enfantera du Loup Européen.
La période qui suit ne permet malheureusement pas de définir avec précision la filiation et l'évolution des différentes espèces. Qui, du Chacal, du Coyote ou du Loup, est le grand-père du Canis Familiaris, le véritable aïeul de notre chien moderne ?
Les théories scientifiques actuelles, appuyées de récentes découvertes à l'occasion de fouilles, tendent à pencher pour le Loup.

Aujourd'hui, on distingue deux branches issues de cette évolution :

- Canis, qui comprend le Chien, le Loup, le Chacal, le Coyote et la Hyène.
- Vulpus, qui regroupe toutes les variétés de Renards.

Les premières traces de cohabitation et de domestication du Canis Familiaris remontent à environ 10.000 ans. L'Homme de l'époque vit en meute hiérarchisée, comme lui, chasse le même gibier et fréquente les mêmes territoires. Tous deux ont un fort instinct grégaire, synonyme de survie. Il est probable que cette promiscuité et cette concurrence aient donné lieu à de sanglantes rencontres, avant que quelques représentants canins, tenaillés peut être par la faim, se soient laissés tenter par la chaleur d'un foyer. Ce furent les premiers pas vers ce qui devait devenir une indissociable coopération.
Très vite, l'Homme a compris les avantages qu'il pouvait retirer des fantastiques qualités de cet animal. Des sens plus aiguisés que les siens, des facultés physiques plus adaptées à la chasse, une endurance supérieure à la sienne et une socialisation rendue facile par la volonté d'intégration instinctive du chien.
Dans chaque région, sous chaque climat et dans chacune des étapes de son évolution et de sa survie, l'Homme a pratiqué un élevage sélectif qui a affiné les caractères spécifiques du chien et a donné autant de variétés de cet animal qu'il y avait de situations différentes.
A partir de l'emploi primitif de chasseur pour lequel il était utilisé, le Chien est devenu plus tard le gardien efficace des habitations sédentaires ou nomades de l'Homme, ainsi que celui des troupeaux qu'il élevait.

En Egypte, 3.000 avant notre ère, il incarna Annubis, gardien des morts, et fût momifié avec les Pharaons. En Grèce il devint Cerbère, aux portes de l'Enfer. En Chine, les Empereurs lui firent une place sur leur trône. Les romains l'initièrent à l'art de la guerre...

Ce n'est qu'à partir de la fin du 19ème siècle qu'un nouveau rôle lui a été attribué, qui rend hommage à son intelligence, à son amour et à sa fidélité...

...celui de Compagnon de tous les jours.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:28

Modifié le jeudi 05 juin 2008 11:37

Entre chiens et loups

Entre chiens et loups
Victor Hugo disait que le chien est un «candidat à l'humanité». Le loup aussi !

Si le chien descend du loup, cet habile rejeton aura connu un véritable succès planétaire. Il dépasse désormais, sur le plan démographique, son lointain ancêtre. Selon Ray Coppinger, éthologue canin et professeur au Hampshire College du Massachusetts, il y aurait aujourd'hui 1000 fois plus de chiens que de loups sur terre, soit 400 millions de toutous !
Le chien domestique, tel que nous le connaissons aujourd'hui, possède un comportement beaucoup plus complexe que celui du loup. Il a même acquis, au fil de millénaires de sélection, des talents et qualités physiques remarquables. Certains chiens de traîneau peuvent ainsi parcourir quatre fois 40 km par jour, et ce, trois jours de suite. Un exploit qu'aucun loup ne saurait accomplir.

Si on compare des animaux de même poids, la tête du chien est plus petite que celle du loup. La boîte crânienne du chien est plus plate et moins robuste; elle contient un cerveau plus petit que celui du loup. Les chiens possèdent des dents plus petites aussi. Par contre, leur peau est plus épaisse que celle du loup. Avec ce corollaire fâcheux que les populations esquimaudes préfèrent, pour se vêtir, les peaux de chiens, qui durent six ans environ, alors qu'une peau de loup ne leur fera qu'une saison.

Sexuellement parlant, il existe aussi des différences notables entre ces deux espèces: contrairement au chien (plus proche en cela de l'homme), l'activité sexuelle du loup est saisonnière. Si les chiens mâles sont actifs sur ce plan à longueur d'année (tout comme leur maître!), les loups mâles ne le sont que l'été. Leurs testicules augmentent de taille dès que les jours rallongent.

En matière d'éducation canine, contrairement à certaines idées reçues, le professeur Coppinger est convaincu que les femmes élèvent souvent mieux les chiens, du fait que leur voix est plus fluette, avec des surtons plus hauts en fréquence, mieux adaptés à l'audition canine. Les hommes, en effet, ont une voix de 75 Hz, leur premier surton étant de 150 Hz, alors que les femmes possèdent une voix de 150 Hz, avec un premier surton de 300 Hz. Quand à la langue, les ordres donnés à un chien ont plus d'impact, semble-t-il, en anglais ou en allemand. Les compliments, par contre, sont préférables en italien ou en français.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:33

Le chat et l'histoire

Le chat et l'histoire
On ne sait pas exactement à quel moment de notre histoire le chat a commencé à être domestiqué. On suppose qu'il a été attiré par les rongeurs qui dévastaient les réserves de céréales des premiers agriculteurs. Cet allié efficace a sans doute ensuite apprécié le confort des foyers et s'est laissé tenter par une plus complète cohabitation. Les exceptionnelles capacités physiques du chat, sa grâce et son élégance, le profond mystère de ses yeux, autant de facteurs qui ont contribué ensuite à prêter au chat une parenté divine dans toutes les civilisations.


EN ÉGYPTE

On retrouve les premières traces de domestication du chat en Egypte, vers 3.500 ans avant notre ère. Il s'agit du chat ganté (felis libyca), ancêtre de notre chat domestique.
Une autre hypothèse soutient qu'il s'agirait plutôt du Chat orné de l'Inde (Felis ornata), dont le volume du crâne se rapproche davantage du chat actuel.
Il ne fallût que quelques siècles pour que l'homme apprécie les talents de prédateur de son allié et ne songe à le retenir près de lui. C'était le début de la domestication, il y a environ 5.000 ans.
Du statut d'allié à celui de complice et d'ami, puis de déité, il n'y avait que quelques pas que cet habile félin s'empressa de franchir.
Très vite, il devint l'attribut de la déesse Bastet, divinité féminine du bonheur, elle-même souvent représentée sous les traits d'un chat. Considéré comme sacré, sa vie était protégée et se poursuivait au royaume de Râ, après sa mort terrestre. A Gizeh ou à Beni-Hassan, on a retrouvé plus de 300.000 momies de chat, parées pour l'éternité.


EN GRÈCE


Ce sont sûrement les marchands et marins grecs, qui commercèrent très tôt avec l'Egypte, qui introduisirent ce félin en Europe. Rapidement, ses talents lui permirent de supplanter les belettes ou putois chargés de protéger les greniers et Aristophane cite même le fructueux commerce du chat, au marché d'Athènes.


A ROME

C'est avant tout l'esthétique du chat qui séduisit les romains et leurs artistes, qui l'avaient découvert en Grèce. Peintres et sculpteurs l'immortalisèrent, et de nombreuses mosaïques en gardent encore la trace. Le chat, symbole de la liberté, devint l'attribut de Diane, apparentée à l'époque à la déesse Bastet.
Il fallut attendre le 4ème siècle après J.C. pour que la disparition des cultes païens signe la fin de la divinité du chat, le ramenant à son rôle de chasseur de prédateurs.


EN ASIE

Les témoignages sur la domestication du chat en Asie remontent à près de 3.000 ans.
En Inde, il en est fait mention dans des textes sanscrits et dans les légendes où il est la représentation de la déesse Satsi. En chine, sous la dynastie des Han, où il était le compagnon des femmes puis, plus tard, celui des moines bouddhistes. Il est curieux de constater que la religion a toujours protégé les chats, sauf peut-être au Moyen-âge en Europe, où il fût associé aux cultes démoniaques.
Vers l'an 1000, le chat fût importé au Japon où la famille impériale l'adopta. Ce succès ne s'est jamais depuis démenti.


EN EUROPE

On doit probablement l'implantation du chat en Europe Méridionale et du Nord aux légions de Jules César. Là encore, ce sont les moines qui en ont compris les premiers l'utilité, lui confiant le rôle de gardien de leurs récoltes. Il devint également l'attribut de nombreux saints. De nombreux foyers l'adoptèrent et il gagna rapidement sa place d'auxiliaire de l'homme, au même titre que le chien ou le cheval.
Ce statut privilégié dura de nombreux siècles, conforté par le rôle essentiel du chat lors des grandes invasions de rats que connût l'Europe.
Puis, au début du 13ème siècle, il fut "trahi" par l'Eglise, en raison des cultes païens qui l'associaient à Freya, déesse nordique de la fertilité. On assista alors à une période noire, au cours de laquelle le chat fût pourchassé, persécuté et sacrifié, souvent d'horribles façons.
Il fallut attendre la Renaissance, et la fin de l'Obscurantisme, pour que le chat retrouve enfin sa quiétude et gagne même, dès le début du 17ème siècle, une place prépondérante auprès des artistes, de la bourgeoisie et de l'aristocratie, en qualité d'animal de compagnie.
Ce sont les Anglais qui, au 18ème siècle, se passionnèrent pour ce félin au point d'en commencer la sélection et les expositions.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:44